Wilco, Wilco, Wilco'll love you baby Retour sur la pointe des pieds plutôt que pieds au plancher. Mais beau retour quand même pour l'un des groupes les plus passionnants de la dernière décennie.
Wilco - I'll Fight
Il y a deux ans, j'étais invité à une émission de radio mêlant parlotte autour de la musique et recettes de cuisine. Le tout se réunissant dans la question bateau: quelle musique écouter en cuisinant? Las, j'ai dû balbutier une réponse inventée sur le moment, tant je ne m'étais jamais interrogé sur le sujet.
De la même manière, je crois n'avoir aucun disque de prédilection pour marcher, faire l'amour, prendre une douche ou sortir les poubelles. J'écoute la musique en deux situations uniques: au casque comme un bruit de fond au bureau ou dans la rue; sur ma chaîne hi-fi, affalé dans mon canapé, sans rien faire d'autre qu'écouter de la musique.
Un récent reportage en terres jurassiennes m'a pourtant fait revoir ce jugement. Il y a aussi la musique qu'on écoute au volant. Et à ce petit jeu-là, le nouvel album de Wilco s'impose haut là-main. Modestement - ou bêtement - intitulé Wilco (The Album) - et s'ouvrant sur l'attendu Wilco (The Song) - ce septième album studio de la bande à Jeff Tweedy semble avoir été taillé pour tailler la route. Sans pour autant tomber dans le soft-rock mâtiné de soli jazzy du précédent Sky Blue Sky.
Exemple parfait de cet équilibre retrouvé, I'll Fight s'impose rapidement comme le meilleur morceau du lot, à mesure que l'album tourne en mode Repeat sur l'auto-radio. La pureté des premiers accords de guitare acoustique, la rythmique en vitesse de croisière, fendue d'un orgue Hammond pour les temps, une six-cordes pour les contre-temps, les couplets pavloviens de Tweedy, la voix de velours, et ce refrain apaisé tandis que la guitare bavarde font de ces 4 minutes et 23 secondes un co-pilote idéal, accompagnant les paysages qui se déroulent sur le pare-brise (pour la faire courte, les forêts vert sombre des Franches-Montagnes sur le côté, un ciel bleu immense au milieu, aux contours redessinés par des nuages blancs éclatants, épais à souhait).
Pas forcément aussi éclatant sur la longueur, le reste de l'album se délite très bien également, avec quelques pics bienvenu: l'obsédant "Wilco, Wilco, Wilco'll love you baby" du début; l'aéré You & Me en duo avec Feist; l'atmosphérique Everlasting Everything en conclusion. Sans débordement ni dérapages, Wilco renoue avec le bon goût qui lui sied si bien, oubliant toutefois de se réinventer, tant ces onze titres semblent répondre à d'autres chansons déjà entendues, sur Being There ou Summerteeth. Malgré cette impression de surplace, on ne boudera pas son plaisir et on saluera ce retour aux affaires sur la pointe des pieds plutôt que pied au plancher. Ce qui est très bien aussi parfois.
E comme TV Une télévision qui s'appelle La Télé, c'est un peu comme un hebdomadaire qui s'appellerait L'Hebdo: on ne se moque pas, s'il vous plaît.
Comme certains d'entre vous sans doute, j'ai été victime de la malédiction Jackson. Jugez plutôt. Dimanche soir, j'ai programmé mon disque dur pour enregistrer Prête à tout de Gus Van Sant. Mais mardi soir, en appuyant sur Play, je me suis retrouvé face à Un jour, un destin: Michael Jackson. Ironie de l'anecdote, je venais de passer deux jours à pondre une nécrologie de celui qu'on surnommait Bambi.
Vous l'avez peut-être remarqué aussi: depuis qu'il est mort, Michael Jackson est partout et surtout à la télé. Je vous ferai donc grâce de mon petit couplet sur le sujet ici (achetez L'Hebdo jeudi si voulez savoir, votre curiosité sera satisfaite et mon salaire payé). A la place, je vous parlerai de La Télé. Mais oui, vous savez, La Télé, avec des majuscules. Non? J'appuie sur Rewind.
La Télé, c'est donc le nom de la nouvelle chaîne de télévision suisse-romande. Enfin, des cantons de Vaud et de Friboug. Au début, elle s'appelait VFTV, Vaud Fribourg TV, nom de baptême provisoire. Et puis quelqu'un - un cabinet spécialisé? un rédacteur en chef mégalo? un enfant? un concurrent? - a eu une idée de génie: pourquoi pas l'appeler La Télé. Et à la surprise générale, ça a marché. L'occasion de se rendre compte que notre beau pays n'est pas le roi des noms originaux quand il s'agit de média (en vrac, La Tribune de Genève, 24 Heures, Fémina ou encore L'Hebdo). Et de s'empresser d'enregistrer le nom Le Gratuit en prévision du mariage annoncé entre Le Matin Bleu et 20 minutes (encore un nom original, tiens).
Donc, La Télé est la nouvelle chaîne de télévision de la Suisse romande vaudoise et fribourgeoise. Et logiquement, toute la Suisse romande médiatique en parle. Et c'est là que les ennuis commencent. Dès demain soir et la première émission de La Télé (fort originalement intitulée La première émission!), vous ne pourrez plus dire "J'ai regardé la télé hier soir" sans créer la confusion. "La Télé, mais franchement, tu aimes ça?" "Ben, j'ai un récepteur satellite tu sais." "Et avec ça, tu trouves rien de mieux à regarder que La Télé?!" "Euh..."
Ce problème de nom passé, La Télé affiche ses ambitions. Et se réclame déjà d'un esprit Canal, du nom de cette chaîne en vogue et à décodeur du siècle passé. Elle annonce ainsi ses Guignols de l'info, intelligemment rebaptisés Bouffons de la Confédération. Et joue de ce fameux humour Canal dès ses vidéos de présentation ("Et maintenant, le centre névralgique de La Télé... la machine à café!"). Seul hic, à en croire la grille des programmes, l'été ressemblera plus à M6 (fameuse chaîne en vogue du siècle... euh, non, pardon).
Héritière des télévisions régionales dont elle prend le relais, La Télé prendra en effet ses quartiers dans les festivals de l'été. Mais comme elle voit les choses en grand, elle a pris soin de remplacer les sympathiques animateurs locaux par une star, une vraie. Je vous le donne en mille: Séverine Ferrer. Mais oui, rappelez-vous, la présentatrice de Fan de sur M6. Une émission hautement mélomane, où l'on découvrait chaque semaine des fans éclairés de Pascal Obispo, 2be3 ou encore Ophélie Winter. De quoi donner des idées à Claude Nobs pour remettre son affiche à niveau à l'horizon 2010.
Mais je suis méchant. Si j'en crois la page Wikipédia de Séverine Ferrer, l'animatrice a fait du chemin depuis Fan de. Elle a enregistré un album ("échec commercial et critique"), fait du théâtre (présentant une énième interprétation des Monologues du vagin) et même participé à l'Eurovision pour Monaco avec la chanson Coco-Dance ("éliminée en demi-finale finissant 21e sur 23). Un beau CV donc. De ceux qui vous feraient regretter Musicomax et autre Garage. La preuve qu'il va falloir se méfier de cette "La Télé", bien décidée à régatter avec l'autre "la télé" - la TSR, donc - au moment de célébrer la musique. A moins que ce ne soit La Musique ("Oui, la musique!").
Tiens, un nom familier! Lu dans Les Inrockuptibles cette semaine, une chronique me renvoie à mon passé numérique. Un pseudo croisé au hasard d'un forum. Le même nom aujourd'hui coiffant un album qui a les honneurs de l'hebdomadaire de référence de la culture en Hexagone. Wouaw. Ou pas.
Ou pas, parce que bon, l'hebdomadaire de référence de chez les voisins, on oublie. Surtout, passé le souvenir, force est de constater qu'il n'en reste plus grand-chose. Les forums du début des années 2000 se sont lentement mais sûrement tus, quand ils n'ont pas atteint leur point Godwin. Les blogs les ont remplacé, un temps, avant d'être rattrapés par le business de la blogosphère. Le Luftbusiness, comme dirait l'autre.
Oui, on vend de l'air. Et peut-être même que ça marche. Pas un jour sans une invitation ou une proposition de partenariat. "Vous avez aimé Sonic Youth, vous aimerez à coup sûr notre concours pour aller voir U2 à Dublin!" "Pour ce mois, nous vous conseillons de chroniquer Sophie Hunger ou Patrick Watson et vous serez repris sur notre super site." Vous êtes convié à notre petit-déjeuner samedi prochain à Paris où vous pourrez rencontrer nos nouveaux artistes." "Sans nouvelle de votre part, nous revenons vers vous pour notre festival au café du coin à Bordeaux ce jeudi soir."
Je n'exagère même pas. Lire ma brève bio pour découvrir que je vis en Suisse, feuilleter mes archives pour voir ce que j'ai déjà chroniqué ou encore accepter que non, Sonic Youth et U2 n'ont rien à voir, tout cela semble impossible. L'ère des blogueurs influents? Ou l'air des blogueurs influents? Difficile à dire... Mais il semble que comme leurs prédécesseurs de papier, les blogs sont appelés à rentrer dans le rang et à s'institutionnaliser. Et que comme les forums, ils devraient s'éteindre lentement mais sûrement, sans même passer par la case Godwin. Vu qu'ils ne disent pas non, acceptent les échanges de lien, la course au classement Wikio ou encore les reprises par des plateformes sans contenu, mais riches des revenus de la publicité.
Si en 2000 et quelques on m'avait dit que quelques uns des forumeux dont j'étais se retrouveraient à côtoyer les artistes dont nous parlions avec tant de passion dans les colonnes des magazines, j'aurais crié victoire, sûr de l'avènement d'une autre génération, de notre génération. Quelques années plus tard, je n'en suis plus si sûr. N'aurions-nous pas simplement été rattrapés par ce que nous fuyions hier, ce que nous critiquions avec tant de véhémence? Jusqu'à devenir une infime composante de cette norme, plus insatisfaisante de saison en saison. Au risque d'y perdre plus qu'on imagine.
La jeunesse sonique est éternelle Trente ans au compteur et des rides en apparence uniquement. Sonic Youth reste Sonic Youth, comme le démontre "The Eternal". Quelques mots de Lee Ranaldo et un retour en vidéo sur une carrière exemplaire.
En cette fin de printemps, on vante et on célèbre Sonic Youth. Et on a raison. Dix-huitième album studio du groupe new-yorkais, The Eternal est un condensé de "jeunesse sonique", dans son son comme dans ses structures. Guitariste aux cheveux blancs mais aux doigts toujours verts, Lee Ranaldo en convient: "C'est sans doute notre album le plus direct depuis longtemps. Mais c'est également celui qui contient les passages les plus complexes et sophistiqués que nous ayons jamais enregistré."
S'il n'aime pas forcément le jeu des comparaisons rétrospectives, le musicien de 53 ans reconnaît toutefois que le groupe s'est abreuvé à sa propre histoire pour The Eternal. Plus précisément en se replongeant dans Daydream Nation à l'occasion d'une tournée initiée par le festival Dont Look Back. "Nous avons redécouvert ce que nous étions en 1988: un groupe en train de créer son style, connaissant ses premiers succès. Nous sommes fréquemment influencés par ce que nous écoutons. Et cette fois-ci, notre influence principale a été nous-mêmes, il y a 20 ans."
Un coup d'oeil dans le rétro qui ne doit pas occulter la suite à venir. Plus cohérent et assuré que jamais, Sonic Youth s'impose comme l'unique dinosaure estimable d'une histoire du rock faite de démissions, de soumissions ou de compromissions. Entre ses albums "officiels" et ses multiples projets parallèles, le groupe américain a su trouver une dynamique créatrice viable. Et son récent exil sur Matador laisse augurer de très belles choses pour l'avenir, "car aujourd'hui, s'il est devenu plus facile de sortir un disque et de le rendre disponible à ceux qui s'y intéressent, il est plus important que jamais de travailler avec des gens qui vous comprennent et s'intéressent à votre démarche."
Histoire de marquer le coup dans la longue liste des hommages rendus à un groupe loin d'avoir abdiqué, jouons ici la carte d'une sélection en son et images, toute subjective. Car la jeunesse sonique est décidément éternelle.
Making The Nature Scene - Pas forcément le titre le plus évident parmi les premiers jets - on peut lui préférer l'increvable "Brother James" ou le nouveau classique "She Is Not Alone" - mais sans doute le plus emblématique de ce que sera le groupe. Une rage froide, presque sourde, habitée par le chant cathartique et excité de Kim Gordon. Tout un programme d'entrée entre friction des guitares et fulgurance post-punk.
Express Way To Yr Skull - Un classique, un vrai, morceau majeur des concerts du groupe à travers le temps. Issu d'un album foutraque et aimable passionnément - "EVOL" - il introduit la longueur dans l'oeuvre du groupe, prolongeant l'énergie rock tout le long de structures en domino, ouvertes à l'expérimentation sans oublier l'évidence électrique.
Schizophrenia - Le mix idéal, déjà. Tout est là. Une rythmique pavlovienne, un riff de guitare accrocheur, un duo vocal insufflant deux univers au morceau. Multipliant les pistes musicales, "Schizophrenia" offre un réservoir à la richesse inépuisable pour tout groupe qui se cherche un parrainage de qualité. Et un album entier aux minimalistes qui opteraient pour la facilité.
Teen Age Riot - Poursuivant sur sa lancée, Sonic Youth fait mieux qu'affirmer son univers: il accouche de son album-monde. Ou de son album-monstre. "Daydream Nation", manifeste pour un autre rock, dans une décennie pourrie par Mtv et les bêtes de stade. Labyrinthique sans jamais oublier d'être limpide, cette électricité est revêche, ne se laisse domestiquer que pour mieux éclater, dans la distorsion comme dans les orfèvreries.
Dirty Boots - Le cirque rock'n'roll est en train de s'ouvrir. Et Sonic Youth frappe les premiers coups à sa porte. Oubliant un instant ses cathédrales soniques, le groupe ose le format dominant, couplet-refrain-pont-etc. Sans pour autant perdre son tranchant. La jeunesse sonique est en marche, son règne arrive.
Sugar Kane - Le dernier verrou à sauter. "Nevermind" et Nirvana imposent la scène indé sur l'autel de l'industrie. Sonic Youth rejoint les rangs de l'armée montée par David Geffen, yuppie s'emparant du paysage rock. Débordant de tubes patentés - "100%". "Youth Against Fascism", "Chapel Hill" - "Dirty" est l'autre grand brûlot rock d'une époque. Mais Sonic Youth n'oublie pas ses marottes pour autant, à l'image de ce "Sugar Kane" où les guitares dialoguent en toute liberté.
Bull In The Heather - Comme à bout de souffle, Sonic Youth se cherche, hésitant entre un retour aux sources, de nouvelles architectures ou la culture de son nouveau pré carré. Les albums s'en ressentent, ne survivant que par quelques traits de génie - des méandres de "The Diamond Sea" au souffle pop de "Bull In The Heather" - quand ils ne sombrent par totalement, à l'image de "NYC Ghost & Flowers".
Paper Cup Exit - Requinqué par son label (SYR) et l'arrivée du sorcier Jim O'Rourke (révélateur, entre autres, d'un Wilco nouveau), Sonic Youth reprend du poil de la bête. Et captive à nouveau avec "Sonic Nurse". Fort des meilleurs atouts du groupe, l'album comprend peut-être la plus belle chanson de Lee Ranaldo, bâtisseur discret d'un rock tortueux et mélodique à la fois. "Paper Cup Exit" et son refrain à tiroirs sonne comme l'aboutissement d'une obsession personnelle.
Pink Steam - Plus pop que jamais, "Rather Ripped" présente un Sonic Youth réconcilié avec son histoire et ses influences. D'une pop-song minute ("Incinerate") à un relent de Velvet ("Do You Believe In Rapture?"), le groupe trouve une fraîcheur nouvelle. Et touche au génie lorsqu'il revisite ses propres constructions, sur un "Pink Steam" aux airs de titre-étalon, l'introduction en toile d'arraignée, la voix éternellement adolescente de Thurston Moore ensuite.
Anti-Orgasm - Fer de lance du petit dernier "The Eternal", cette anti-orgasme est un classique pour fan dès la première écoute. Normal, il réunit tous les ingrédients qui font le charme de Sonic Youth: deux voix, des tressages de guitares, une distorsion lourde, une rythmique débridée, un pont en suspension. Si "The Eternal" est un bon disque, "Anti-Orgasm" est une grande chanson. Tout simplement.
The Silver Grateful Stone Family Entre psychédélisme brut et rythmes afro-beat, le folk du combo américain varie les saveurs pour le pire et le meilleur.
Akron/Family - River
Comme la semaine dernière pour The Horrors, on commencera par la pochette. Un drapeau américain dont les étoiles ont disparu. A la place, une spirale évoquant les T-Shirts que de nos parents nostalgiques hippies nous forçaient à fabriquer enfants, entre torsions et peintures. Une bannière étoilée aux airs de Peace & Love. On pense irrémédiablement à la pochette de There's A Riot Goin' On de Sly & The Family Stone disque légendaire de 1971 présentant un funk moins mélodique, plus abrasif, et originellement intitulé Africa Talks To You.
Et ça tombe bien, car l'Afrique parle la première sur Set'em Wild, Set'em Free, nouvel album d'Akron/Family. Démarrant en trombe, Everyone Is Guilty mélange rythmiques afro-beat et folk crié, façon Silver Mt Zion et tout le tra-la-la. Le chant de guerre fait mouche grâce à ses multiples changements de rythmes et de tons, ni prêcheur, ni suiveur.
La suite varie. Comme ses bonheurs. Mais l'ensemble est plutôt convaincant. Comme quand Akron/Family joue la carte d'un folk moins clinquant, presque dépouillé (The Alps & Their Orange Evergrenn ou ce très beau River évoquant ce que pourrait faire Herman Düne aujourd'hui s'il était moins feignasse). Ou encore lorsque le groupe ose accepter son temps, bidouillant comme ses contemporains, jusqu'à y trouver matière à une pop tordue et poignante à la fois (Creatures et son pont vocal qui évoquerait presque Thom Yorke quand il n'en fait pas trop).
De jolies choses, donc. Et là c'est le drame. Le drapeau hippie cache une offrande poussive au Grateful Dead et autres chevelus du genre. Sur la seconde partie de l'album, Akron/Family rebranche l'électricité et oublie l'Afrique pour rejouer Woodstock. Une flûte innocente annonce la couleur puis c'est le déluge. Tel un gros boeuf du père Dylan un mauvais soir, voici l'auditeur embarqué dans quelques pesants solis de six-cordes nourries à la fée électricité. Acceptable au début (le final longuet de Gravelly Mountains Of The Moon), l'exercice devient rapidement pénible à force de se répéter, d'un inutile MBF à un They Will Appear trop brouillon pour être honnête.
Heureusement, l'ensemble finit mieux, rappelant les qualités d'écriture d'Akron/Family et terminant de faire de Set'em Wild, Set'em Free un album tout à fait honorable pour la saison, vers lequel on reviendra, muni toutefois d'une petite zapette.
Akron/Family Set'em Wild, Set'em Free Dead Oceans/Crammed/Musikvertrieb
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