The Doors - Strange Days
Les souvenirs de l'adolescence. La vraie. Pas celle choisie. Ni celle de son temps. Pire que Bob Marley, The Doors rythme les soirées d'ivresse. Et si le premier album a la préférence, à mesure que les heures et les week-ends avancent, on use toujours plus The End avant de se perdre dans les délires du Roi Lézard, un peu plus tard.
Années 90 obligent, Oliver Stone a fait un film du père Morrisson. Et les posters et les T-shirts se vendent mieux que jamais. On écoute la bande-originale du film, on s'extasie devant l'introduction de Carmina Burana plantée là et je tourne le dos à ces simagrées grâce à Heroin du Velvet Underground, coincée là.
Il me faudra des années pour revenir au groupe. Et oublier les poses et autres clichés. Certains ont eu les Beatles. D'autres Pink Floyd. Pour moi ce sera The Doors.
Le retour a l'effet d'une claque. Oublié le mythe, reste la musique. Et si l'aura de Morrisson est un souffle indéniable, ses comparses ne sont pas en reste. Surtout pas l'orgue de Manzarek. Le Continental Vox aux soli élastiques, qui n'a pas son pareil pour accompagner un refrain vénéneux (Break On Through, Hello I Love You) ou dérouler une mélodie obsédante (Light My Fire, Strange Days). Et les lignes de basse du Fender Rhodes, précises, profondes.
Sans doute que des générations d'adolescents ont été bercé par ces chansons, s'y sont perdus ou rêvés en poètes maudits, ivres surtout, ivres tout court. Mais autant de générations de musiciens s'y sont abreuvées, y trouvant une inspiration ou des directions, un son autre, marque de ceux qui comptent. Ni mythe, ni légende.






























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