Max Richter est un personnage étrange, qui a su imposer son travail par des canaux détournés. En 2004, à la parution de son album The Blue Notebooks sur le label Fat Cat, il a ainsi séduit un public large - des amateurs d'ambient aux fans de post-rock - avec ses compositions au minimalisme appuyé. La réédition de Memoryhouse l'année suivante s'est par contre faite en toute discrétion, alors que cet album originel (2002) renfermait peut-être plus de richesse que le "carnet de notes bleu".
Cette année, Songs From Before aura permis au compositeur allemand d'offrir une synthèse admirable de ces deux albums, tournant le dos à un minimalisme parfois trop clairement revendiqué. Héritier de John Cage et d'Arvo Pärt, Richter parvient à développer des trésors mélodiques à l'économie apparente. Les morceaux gagnent en amplitude discrète ce qu'il perde en facilité.
Songs From Before n'est pas un album facile, mais pose les perspectives d'une oeuvre en construction, où la référence se dilue dans une inspiration en constante - mais tranquille - mutation





























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