Après un premier album minimaliste et limite bancal, Stuart Staples retrouve la superbe de ses Tindersticks sur ce très beau Leaving Songs. Mêlant pop, songwriting et inspirations country, ces 10 titres enregistrés à Nashville permettent au crooner à la voix pâteuse de réorganiser ses marottes.
La chanson d'ouverture, Goodbye to old friends, en est l'exemple parfait. Si le piano grave et les respirations de l'orgue Hammond renvoient immédiatement à l'univers de Tindersticks, les choeurs féminins lorgnent vers la soul avec bonheur, tandis qu'une trompette s'amuse à insuffler un peu de poussière d'Ouest dans ce cocktail. Sans perdre les ambiances feutrées d'une certaine pop classieuse, Stuart Staples ose gratter les racines, quitte à conserver un peu de terre sur ses mains de crooner soul.
Sommet inspiré de cet album, That leaving feeling offre un duo rêvé avec la chanteuse canadienne Lhasa. Les deux voix déjà mélangée sur l'ultime album de Tindersticks se retrouvent ici avec bonheur, pour une ballade dont le classicisme fragile renvoie au modèle fantasmé, Lee Hazlewood.
Sans se défaire de l'héritage de son groupe, Stuart Staples trouve une bulle en solo qui lui permet de renoncer à une trop grande luxuriance des arrangements, pour retrouver un art maîtrisé du songwriting. Pas de révolution, mais un bien bel album à la mélancolie légère.
Stuart Staples
Leaving Songs
Beggars Banquet/Musikvertrieb
(Chanson écoutée: There is a path)




























C'est bizarre, je l'ai complètement oublié ce disque... je l'ai acheté après l'avoir écouté et puis... pourtant rien à dire, il est beau, bien meilleur que le précédent (insipide au possible) mais... le problème c'est qu'il manque Dickon Hinchliffe de mon point de vue... mais ça n'est que mon point de vue... ça n'enlève rien à la beauté de cet album.
Rédigé par : Kill Me Sarah | 01/12/2006 à 09:35