Sans doute cela passera-t-il pour une posture passéiste. Mais du songwriting sans fioriture, parfois ça n'est pas plus mal. Surtout quand il y a un vrai talent de mélodiste et de compositeur derrière. The Year Of The Leopard n'est rien d'autre que l'illustration de cette recette.
Dix chansons simples, rôdées à la perfection et dégageant pourtant une forme de naturel consternant. Ajoutez-y des arrangements tout en retenue signés Rustin Man - ex-Talk Talk et producteur du très beau Out Of A Season de Beth Gibbons - et vous obtenez un disque intemporel, à la mélancolie arborant une couleur fauve toute automanle.
Dix ballades qui ne payent pas de mine, à l'image de leur auteur, James Yorkston. Cet Ecossais au physique passe-partout est pourtant un songwriter précieux, un orfèvre héritier d'une tradition acoustique inspirée, de Leonard Cohen à Nick Drake. Avec patience et minutie, il tresse des chansons douces, mélancoliques, dont la fragilité et la simplicité apparente cache un talent rare.





























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